Éditeur : Blast ! Games

Année : 2006

Support : Playstation 2



Tin tin tin tininininin Tin tin tinininin ta ta ta da ta da ta da ! Si l'air de la musique d'Harold Faltermeyer vous parle, c'est que vous avez connu une des trilogies du film d'action la plus connue du cinéma américain des années 80, à savoir Le Flic de Beverly Hills. Ces trois films avec Eddie Murphy racontent l'histoire d'Axel Foley, flic à Détroit qui va devoir partir à Beverly Hills pour retrouver les tueur de son ami origine du coin. Ces films ont eu un franc succès public, le premier ayant fait prêt de 3 millions d'entrées en France à sa sortie au cinéma, et bien entendu, sa musique est restée dans toutes les têtes, faisant pair avec les films.

Le premier film avait eu le droit à une adaptation sur les ordinateurs d'époque (Amiga, CPC, Atari ST, PC et C64), reprenant à peu près l'histoire du film. Mais sans que personne ne s'y attende, en 2006, soit 22 ans après le premier, un nouveau jeu sur les aventures folles d'Axel Foley débarque sur Playstation 2, tout simplement nommé Le Flic de Beverly Hills. Est-ce un bon présage ? Pas sûr...


Le Flic de Beverly Hills, édité par Blast ! Games et développé par Atomic Planet Entertainment, est un FPS infiltration sorti en 2006 sur la 128-bits de Sony. Vous y incarnez Axel Foley, le héros du film, qui va devoir retourner dans la Cité des Anges pour dézinguer les projets des truands locaux. Pour cela, il faudra utiliser la ruse et des réponses savamment choisies pour se sortir de situations difficiles sans trop d'efforts.


Nous sommes en 2006. La Xbox 360 est arrivée sur le marché européen et apporte la HD et des graphismes d'une très bonne qualité, et la Playstation 3 est sur le point de débarquer. Sa grande sœur, la Playstation 2, a donc pas mal baroudé ça et là, et elle a montré qu'elle en avait (un peu) dans le ventre à tout le monde depuis belle lurette, apportant lots de jeux de bonne facture graphique (Final Fantasy XII, Shadow of the Colossus, Metal Gear Solid 3 ou encore GTA San Andreas). Donc on attend un minimum de qualité venant d'un jeu sortant en 2006. Et bien il faut croire que les développeurs de ce jeu n'en ont pas tenu compte et proposent un jeu daté d'au moins 6 ans. Et il ne suffit pas d'aller bien loin dans le jeu pour s'en rendre compte : des graphismes taillés à la hache, peu de détails, des bugs d'affichage, des ralentissements dès qu'il y a trois ennemis devant vous... A la sortie de la console, ça pouvait encore passer, mais là, c'est un peu se foutre de la gueule des joueurs. Et puis aucun effort n'a été fait pour diversifier un peu les décors et les lieux des actions : sur les six niveaux que composent le jeu, cinq se déroule dans des entrepôts ! Il n'y a pas des endroits plus sympa et plus jolis à Beverly Hills, où il fait toujours beau et où les couleurs se mélangent avec panache ?! Pas pour les créateurs du jeu on dirait.

Et puis, même si on est dans un FPS et qu'on ne voit pas souvent son héros de face, pourquoi le héros est blanc et limite bodybuildé ? Axel Foley est plutôt noir et athlétique, et puis il a un blouson classe ! Et bien non, on fait l'impasse sur ces éléments là, aucun fan service et presque aucun élément qui nous fait penser au film (bah oui, parce que si on ne voit que des entrepôts de Beverly Hills, l'action du jeu aurait aussi bien pu se dérouler à Cergy Pontoise).

Par contre, on peut se marrer sur certains éléments totalement raté du jeu : les déplacements "manche à balai" des ennemis qui font des rondes de surveillance, des animations de tirs saccadées (à la limite de faire une Macarena), des morts tragiquement moches et des effets de lumière totalement à l'ouest (vous avez déjà vu des ombres face à la lumière?). Du grand art, c'est sûr !

 

Bon, je me retiens depuis le premier mot de ce test, mais il faut que je vous en parle dès maintenant. Je vous avais parlé de la musique du générique du film, emblématique et charismatique ; et bien, même si le jeu s'appelle "Le Flic de Beverly Hills", elle est absente. Au menu, on a le droit à un ersatz de cette hymne fait avec un synthé qui a les mêmes airs. C'est à s'y méprendre... pendant à peu près deux secondes, le temps de se rappeler l'air de l'original. Mais en plus de l'absence de cette musique, c'est carrément une absence de bande-son qu'il faut signaler pour ce jeu. Mise à part la musique du menu, on entendra des bruits de coups de feu et un très vague et discret bruit de fond dans les niveaux. Et sachez bien entendu, sinon c'était pas drôle, qu'aucune voix n'est présente dans le jeu pour doubler les dialogues, même en anglais. Que dire de plus ? En cherchant bien, on peut trouver une seconde musique, bien cachée dans un niveau proche de la fin...


De toute la Playstation 2, je n'ai jamais vu un FPS avec une prise en main aussi simpliste, limite vide. On se déplace avec les deux sticks (le gauche pour se mouvoir, le droit pour bouger la visée), on tire avec R1, on s'accroupit avec L1 et carré permet de recharger. On peut changer d'arme une fois qu'on en a ramassé une nouvelle (on en a quand même en stock, avec les flèches du pavé numérique. L'arme principale, à savoir un flingue semi-automatique, dispose de neuf balles dans le chargeur et de munitions illimitées. Les armes supplémentaires n'ont pas de munitions à l'infini, il faut les ramasser.

Voila pour tout ce qui est de la partie "sympatoche" de ce paragraphe. Car ce qui suit est moins tendre, moins contractuel. Par exemple, le personnage est d'une lenteur phénoménale, comme s'il venait de revenir d'un marathon sans échauffement, à des années-lumière de la vivacité et de la fougue d'Axel. Pour dire : en étant accroupi, on va aussi vite voir même plus vite que debout ! On peut également parler des portes qui s'ouvrent toujours dans notre sens lors du premier passage, de l'absence de saut, de séquences pour monter ou descendre d'une échelle, de l'absence de touche pour courir... Bref, tout pour ralentir un jeu qui manque déjà cruellement de peps. On peut également parler, en parallèle de la prise en main simpliste, des nombreux boutons qui ne servent à rien et qui auraient pu servir pour les précédents points manquants. Enfin histoire de couronner le tout, même si le jeu est plus orienté action (et donc normalement on se sert assez peu des armes), les ennemis sont très coriaces et il leur faut en moyenne basse huit balles pour les mettre à terre (dont au moins deux à la tête). Heureusement que lorsqu'on est accroupi, ils perdent tous leurs moyens et ratent trois tirs sur quatre, même à bout portant !

 

L'action se déroule à Los Angeles avec Axel Foley qui décide de contre-carrer les plans d'une des plus grosses bandes de truands de la ville, comme tout bon flic qui se respecte. Il devra parcourir des entrepôts et... des entrepôts pour infiltrer le groupe et arrêter cette association de malfaiteurs. Donc en clair, l'appellation du film n'est qu'une tromperie, puisque rien n'a de rapport avec le film, si ce n'est Los Angeles où se déroulerait l'action, et le héros nommé Axel Foley, alors qu'il ne lui ressemble pas. Pas de vengeance de la mort d'un ami, rien pour nous dire s'il y a un véritable rapport avec le film via des cinématiques ou des extraits du film, pas grand chose à se mettre sous la dent quoi ; ah si, à un moment Axel dit qu'il est en vacances dans le deuxième niveau (ce qui est vrai dans le film), c'est un début. Même durant les niveaux, on devra réaliser diverses actions, comme parler à des personnes pour obtenir des informations, utiliser des ordinateurs, protéger d'autres personnes des méchants... mais le tout, bien souvent, sans vraiment savoir pourquoi et pour quel résultat.


Le jeu part sur un premier niveau assez simple, où on peut s'en sortir sans vraiment utiliser la manière forte. Mais les choses se compliquent dans les cinq niveaux suivants : les phases d'infiltration se font plus sévères, au point de devoir recommencer le niveau entièrement si vous vous faites remarquer par l'ennemi. Mais après quelques parties, vous comprendrez que l'ennemi n'est pas forcément toujours futé, puisqu'en passant juste derrière lui, il ne vous remarquera pas, en étant en face de lui à quatre mètres de distance, il vous laissera tranquille, et en vous cachant juste à l'angle découvert d'un croisement, il fera comme si de rien n'était. Seul souci : les ennemis peuvent parfois vous détecter derrière des boites ou des étagères... Alors ne partez pas trop confiant ! De plus, les ennemis sont assez coriaces, les armes que vous possédez ne seront pas super efficaces, et il faudra insisté un peu petit moment sur certains ennemis "basiques" qui résistent à huit balles de 9mm, deux tirs de fusil à pompe à deux mètres ou un chargeur de Uzi. De plus, assez peu d'informations sur les lieux précis où vous devrez aller pour avancer dans le jeu plus vous serez loin dans vos missions, ce qui peut être énervant pour certains niveaux labyrinthiques (sachant que les niveaux ne sont pas forcément super bien faits pour se repérer), encore heureux qu'ils ne soient pas gigantesques et qu'on repasse souvent au même endroit pour différentes sous-missions.

 

Six niveaux, certains pourront trouver ça court, surtout quand on voit la facilité de la première mission. Mais ce serait mal jugé ce jeu, qui réserve bien des (mauvaises) surprises ! Ca se complique assez rapidement, et il faudra souvent recommencer un niveau en entier (car il n'y a pas de checkpoint) car vous vous serez fait repérer par un ennemi. La mort est assez rare dans le jeu même si elle peut arriver, car vous disposez d'une barre d'armure et une de santé, et vous trouverez suffisament d'objets de soin pour survivre ; bien entendu, un certain skill et l'utilisation d'une arme autre que le 9mm vous aideront. Comptez "tout de même" entre trois et quatre heures pour finir le jeu si vous n'êtes pas un manchot et que vous avez appris les ficelles des différents bugs et profiter des problèmes d'IA du jeu, ce qui est un peu moyen pour un FPS de cette époque en solo. A noter qu'il n'y a pas de mode multijoueur : tant mieux !


Verdict : comment en est-on arrivés là ? Comment en est-on arrivés à devoir jouer au Flic de Beverly Hills, vingt ans après, dans ces conditions ?


bigvilo

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