Date de sortie : 1993

Éditeur : Hudson Soft

Genre : action / stratégie

Support : PC-Engine

 

L'évocation de son nom rappelle aux joueurs touchant aux trois décennies de présence en ce bas monde des souvenirs de parties multijoueurs endiablées dans un seul salon, sur un seul canapé (avec éventuellement des personnes par terre) et avec ce que l'on appelait un multitap : Bomberman. Prônant la convivialité mais également la stratégie et les crasses par derrière, cette série a fait le bonheur et les belles années de la PC-Engine. Et pour lui rendre hommage, quoi de mieux que de parler d'un des meilleurs épisodes de la licence, à savoir Bomberman '94.


Bomberman '94 est un jeu d'action – stratégie (ou plutôt un jeu "à la Bomberman" car il s'agit d'un genre un peu à part, une sorte de party game dans le bon sens du terme) sorti en 1994 en HuCard sur PC-Engine. Comportant deux modes de jeu, un mode histoire et un mode multijoueurs, ce Bomberman reprend les grandes lignes des précédents épisodes, en proposant également des Louie de différentes couleurs, ces espèces de kangourous renard, correspondant à chaque fois à un pouvoir.

 

Graphismes :

Peu de choses changent par rapport aux précédents épisodes : on a toujours des décors avec beaucoup de détails et très bien faites, très colorés et variés ; les arènes du mode multijoueurs sont plus simples (avec notamment l'arène standard plus que simpliste mais efficace pour les parties). Bref, si ça ne change pas, c'est tout simplement parce qu'on se trouve devant un jeu très beau et détaillés, sans doute le meilleur de la série sur cette console. Les animations sont assez simples, mais vu que le jeu est en vue de trois-quarts du dessus et que les persos jouables sont dessinés de façon assez sommaire (il y a plus de détails sur les ennemis, bien qu'ils ne soient pas non plus de foudres de guerre), on le remarque un peu moins. Et puis lors des parties multi, on n'a pas trop le temps de s'attarder sur ce point !


Musiques / bande-son :

Les musiques du mode solo sont assez variées et entraînantes. Elles nous suivent le long des trois niveaux du monde, puis s'ensuit les musiques de boss (différentes à chaque boss), plus sérieuses et sombres. Le tout garde une certaine homogénéité, très peu de musiques sont en dessous de la moyenne, mais bien peu seront marquantes au point qu'on s'en souvienne à la simple évocation du nom du jeu. Par contre, il suffit de mettre le mode battle et là on trouve une musique qui, au milieu des effets sonores de bombes et d'items ramassés, restera dans les têtes pendant un petit moment, tout simplement parce qu'il s'agit de la même que dans les épisodes précédents, et qui passera en boucle dans les hauts-parleurs de la télévision vu qu'il s'agit du mode le plus joué du jeu. Et le pire, c'est que même si elle est répétitive, elle n'est pas lassante (sans doute dû au fait qu'elle soit peu audible derrière les bombes, comme dit) !

 

Maniabilité / gameplay :

Comme depuis ses débuts, Bomberman est un jeu simple à prendre en main par tous, mais qui nécessite de nombreuses parties avant d'être parfaitement maîtrisée pour être une légende lors des parties en multijoueur. On se déplace avec la flèche du pad, et le bouton I sert à utiliser ses bombes. Et c'est tout ! Mais ce n'est pas parce que la prise en main est simpliste que le jeu l'est autant ; au contraire, il faudra faire preuve de ruse, d'ingéniosité et surtout d'un peu de stratégie pour perfectionner des parties qui seront de plus en plus difficiles en solo, et de plus en plus ardues en multi. Comme pour les précédents opus, il est préférable de ramasser les items que l'on croise sur le terrain en détruisant des cases destructibles, avec par exemple la bombe (pour rajouter une bombe dans le nombre de celles que vous pouvez utiliser avant que la première n'explose), la flamme (pour augmenter la puissance de feu de vos bombes), le pied (pour taper dans les bombes et les envoyer plus loin) ou encore le roller (pour aller plus vite dans l'arène) ; d'autres sont également disponibles, avec divers effets. Ensuite, il faut retenir quelques petites astuces : la déflagration des bombes est en forme de croix, on ne peut pas passer par dessus une bombe posée, les items bonus sont destructibles et on les perd tous une fois qu'on se fait exploser par une bombe.

Mais dans ce nouvel épisode, un petit truc change la donne : comme dans un Super Mario World, des œufs ont fait leur apparition dans les arènes, et quand on passe dessus, des kangourous en sorte. On peut en trouver de plusieurs couleurs, comme par exemple le bleu qui peut donner des coups de pied dans les bombes, le rose qui court plus vite, le jaune pour déplacer les éléments destructibles... Et également comme dans l'aventure du plombier, quand on se fait toucher par une attaque et qu'on chevauche un Louie, on perd celui-ci, mais on ne perd pas de vie. Comme je vous l'ai dit, une prise en main simple, mais un gameplay profond et difficile à maîtriser à la perfection.


Scénario :

Même si on ne pense pas forcément à histoire quand on pense à Bomberman, il y en a bien une pour justifier un mode histoire composé de 25 niveaux. La paix règne sur la planète Bomber, mais Bagular et son armée débarquent et l'envahissent pour y faire régner le chaos, parce que le bien c'est mal. Les fresques des Grands Esprits ont été brisées, l'équilibre n'est plus, et la planète est maintenant séparée en cinq (du nombre des 5 esprits). Mais Bomberman est là pour rétablir la paix et rassembler les différents morceaux de fresques, en les récupérant dans des niveaux où il devra se frayer un chemin jusqu'à l'abri où ils se trouvent, en détruisant les protections qu'on peut trouver dans ledit niveau (sauf dans les niveaux de boss, où il faudra les affronter dans des arènes fermées).

 

Replay value :

Le gros point fort du jeu. Si le mode solo est déjà assez sympa et peut se recommencer assez facilement sans lassitude pour augmenter son skill ou pour passer un bon moment, son mode multijoueur est une pépite pour se vanner et éventuellement perdre des amis. Car c'est là tout l'intérêt du jeu, se réunir à quatre maximum dans des arènes fermées et avec des éléments perturbateurs ou non, avec des Bombermans divers et variés, mais n'ayant pas de capacités spéciales. Et il faudra s'envoyer des bombes pour toucher l'autre et être le dernier survivant avant la fin du chrono. Et c'est terriblement addictif ! On pensera qu'on était à deux doigts de gagner, alors on relance une partie, un(e) pote gagne à plate couture et on veut immédiatement se venger... D'autant plus qu'on peut configurer des joueurs dirigés par l'ordinateur, pour s'entraîner seul ou avoir plus de défi lors des parties où quatre personnes ne sont pas forcément là. La durée de vie du jeu en devient infini.


Conclusion :

Beau, bon et terriblement addictif, Bomberman '94 est sans nulle doute, avec l'épisode Saturn, le jeu de la série le plus réussi. Seul ou à plusieurs, ce jeu justifie presque à lui tout seul l'achat de la console, c'est dire !


bigvilo

Retrouvez l'émulateur et la rom du jeu sur PC-Engine chez notre partenaire


Emulateur: http://www.gametronik.com/site/emulation/pce/

Rom: http://www.gametronik.com/site/fiche/niPCE/Bomberman%2520%252794%2520%2528Japan%2529/

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