Date de sortie française : 1989Éditeur: SEGAGenre: Plates-formesSupport: Master SystemIl est une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… une époque où le jeu vidéo présentait un brin de challenge. Point de sauvegarde à tout va, de solution sur internet, d’astuce en cours de jeu ou d’aide à la réalisation d’un passage. Point de barre de vie permettant de se faire toucher 100 fois avant de voir la mort en face. Point de multitude de boutons, de combos, de techniques s’améliorant au fur et à mesure du jeu pour vous rendre quasi invincible à la fin.Non, le jeu vidéo avant, c’était 3 vies, 2 boutons, et un jeu à finir dans la foulée. Pas de mot de passe pour revenir plus tard, pas de jauge de vie non plus, on est touché, on est mort, on recommence. C’était rageant. Mais qu’est-ce que c’était bon, et la satisfaction du jeu terminé, après tant d’effort, valait tous les jeux next gen d’aujourd’hui.Je vous parlerai donc d’un jeu, un peu dur, pas trop non plus, mais quand même assez pour parfois vous faire rager, que j’affectionne particulièrement. Il s’agit de Psycho Fox.Psycho Fox est un jeu de plates-formes né sur la Master System. Pas vraiment d’histoire, juste que vous êtes le gentil renard (et certainement celui qui est «psycho» on verra l’hypothèse là-dessus par la suite) et que vous traversez 7 mondes différents pour botter les fesses d’un vilain renard à lunettes nommé «Mad Fox». Dès les premières minutes de jeu, vous aurez la possibilité de changer de personnages au fur et à mesure de l’aventure, pour ainsi incarner un singe, un tigre ou encore un hippopotame, chacun présentant ses propres caractéristiques de gameplay. Graphismes: 18/20Le jeu est beau, fin, coloré. Sûrement l’un des jeux les plus «doux» à regarder de nos jours, tournant sur Master System. En gros, si aujourd’hui on peut encore y jouer sans se crever les yeux, c’est que c’est loin d’être dégueulasse! Psycho Fox a même l’avantage d’être agréable à regarder. Le charadesign des personnages est plutôt mignon, les boss un peu étranges mais bien modélisés. On a droit à une mouche bionique, un bonhomme fait de pneu rouge (bibendum?), ou encore un énorme «tigre obèse» ressemblant à Garfield… Musiques: 13/20Les musiques du jeu se marient bien avec chaque niveau, et même 20 ans après on ne les oublie pas, leur côté «guillerettes» marquent les esprits. Elles sont cependant peu nombreuses, 4 thèmes principaux si je ne m’abuse, et du coup on retrouve souvent les mêmes musiques, ce qui peut paraître lassant…Maniabilité/Gameplay: 17/20Dans ce jeu, vous pouvez sauter et donner des coups de poings pour tuer vos ennemis. Vous pouvez aussi leur sauter dessus, entre 2 et 3 fois pour les enterrer vivant (charmant). Enfin, dans chaque niveau, vous aurez des œufs disséminés partout renfermant des surprises, des ennemis, parfois des bonus (bonus de «transformation», d’invincibilité, d’anéantissement de tous les ennemis sur l’écran, ou bonus permettant l’accès à un stage «bonus» où vous pouvez gagner d’autres…