Date de sortie :  Juin 1999 [JAP] / Mars 2000 [PAL]

Éditeur : ESP / Game Arts

Genre : Jeu de role

Support : PlayStation

La Sony PlayStation est une console riche en jeux, bons comme mauvais, ajoutons à cela les débuts de la 3D, des expérimentations vidéoludiques en tout genre et vous voilà avec une ludothèque disposant de titres cultes dans tous les domaines existants ou presque. De fait le "renouveau" du jeu de rôle "à la japonaise" connu son apogée avec la sortie de Final Fantasy 7 en cette fameuse année 1997, tous les éditeurs s'engouffrent dans brèche avec plus ou moins de succès. Enix, Konami et bien sûr SquareSoft sortiront un grand nombre de JRPG culte. Mais derrière ces monstres de puissance vidéoludiques, Game Arts, qui connu le succès avec la saga Lunar, démontre que son passage à la 3D ne laissera pas indifférent, c'est ainsi qu'est né Grandia après une longue gestation. Peut-être moins connu mais pourtant pas moins bon que les Final Fantasy les plus réputés, ses dialogues, son ambiance, son système de combat font que Grandia a également marqué le JRPG de son empreinte.

Grandia a été créé / développé pour la Sega Saturn, version qui ne quittera jamais le Japon. Fort de son succès, le jeu verra donc une adaptation en 1999 [Japon] sur la console que rien n'arrête, la Sony Playstation, du coup le titre aura le droit à une version occidentale, chose rare pour l'époque, symbole d'un changement de mentalité opéré par Final Fantasy 7 évidemment. Les éditeurs n'hésitent donc plus à investir et à adapter ce genre de titre chez nous, tant mieux pour nous dans le cas de Grandia, il aurait été dommage de passer à côté.

Graphismes :

C'est beau, détaillé, la PlayStation est dans son élément, de la 3D fluide, précise. Ici pas d'écran fixe sur lequel un personnage se déplace [FF7 si tu nous entends], tout le décor est en 3D temps réel, on peut voir tout sous tous les angles. Alors évidemment, parfois cela nous joue des tours [on pense tous à Dark Savior dont le test est ici] mais peu importe, ça en met plein les yeux. Les personnages et ennemis restent en 2D basse résolution, et ce n'est pas plus mal vu ce que cela donne en général lorsque c'est en 3D à ce niveau [FF7 si tu nous entends encore ...]. Les décors sont variés, on voyage beaucoup dans Grandia, du coup on n'a pas le temps de se lasser à ce niveau là. Les combats sont également en 3D, dynamiques, fluides et plutôt bien mis en scène. Du grand art donc, la maîtrise de Game Arts fait plaisir à voir.

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L'ambiance steampunk couplée à des recherches dignes d'Indiana Jones [Junior ?] donne un mélange savoureux de magie et de machine qui ne laisse pas indifférent, cela change, pour le meilleur.

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Musiques :

Là encore, Game Arts et Noriyuki Iwadare, le compositeur, ont su prendre la mesure de l'aventure et de l'oeuvre que représente Grandia. Le compositeur avait déjà sévit à de nombreuses reprises, Lunar, Langrisser pour ne citer qu'eux par exemple. Une référence donc, avec des thèmes qui collent toujours à l'action du moment, que ce soit amusant, pesant ou mystique. A noter qu'Iwadare disposait des dernières technologies pour composer les musiques de Grandia, un tournant dans sa carrière dira-t-il. Le gros plus de Grandia si on le compare avec ces concurrents de l'époque, ce sont les voix doublées, aussi bien en japonais [avec un casting de folie] qu'en anglais pour la version occidentale, cela ajoute une âme aux personnages tout simplement.

Maniabilité / gameplay :

L'exploration est le maître mot de Grandia, les coffres, passages secrets, ennemis, tout apparait à l'écran, pas de surprise donc, mais il faut avoir l'oeil un peu partout. Grâce au moteur 3D et à la camera "libre" et malgré cette vue de 3/4, on a l'impression de pouvoir tout voir à tout moment. On se retrouve donc souvent à courir un peu partout en tournant la caméra en espérant trouver quelque chose qui traine, on ne sait jamais ... Les dialogues avec les personnages non jouables sont nombreux, occasionnant des mini-quêtes aboutissant souvent sur un don d'argent ou d'équipement.

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L'humour à une place centrale dans Grandia, les personnages principaux sont assez taquins entre eux et les situations souvent cocasses, exemple :

Saki: This New World is so hot! I got heat rash in my bra. And look, my underwear, too.
Mio: That's very strange. According to my calculations, you don't need a bra.

Le système de combat peut sembler classique avec une jauge d'attente avant de donner un coup / magie / soin plus ou moins long en attente, mais l'ennemi a le même, est souvent plus nombreux et ne laisse que peu de place à la chance, il faut donc faire attention même avec des ennemis dit "basiques". Oui Grandia est plus difficile que la moyenne des JRPG arrivés chez nous, l'aventure est longue, elle doit se faire avec sérieux et même si le "leveling / grinding" n'est pas obligatoire, il devient nécessaire pour s'offrir une aventure sereine. Malgré son côté enfantin, Grandia est un jeu qui se mérite.

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Scénario :

Justin, aspirant aventurier, comme l'était son père, a soif d'aventure [au grand dam de sa mère, ancienne pirate]. Lassé de se faire de jouer "l'aventure" dans sa ville avec ses amis, il a l'opportunité de partir sur le continent d'en face, celui qui a vu disparaître son père, celui qui l'appelle ... Accompagné de son amie Sue il finira par aller y aller, aller au delà du mur, de la "Fin du monde", dépassant ainsi les croyances populaires, découvrant les origines du monde et de sa magie enfouie au plus profond des ages. L'aventure avec un grand A donc pour ce mini Indiana Jones aussi naïf, drôle que courageux et téméraire.

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Il rencontrera beaucoup d'autres amis sur la route, semée d'embûches bien entendu ... Un groupe attachant ... A vous de jouer pour découvrir tout cela.

Replay value :

Je pense que ce jeu se rejoue, certes pas tous les mois, vu la durée de vie de jeu [compter quelques bonnes dizaines d'heure] mais malgré tout, y rejouer plus de 15 ans après sa sortie reste une bonne surprise. Il a plutôt bien vieilli en plus [pour qui aime la 3D PlayStation bien sûr].

Anecdotes :

  • Grandia est, comme indiqué plus haut, d'abord sorti sur Saturn, malgré des graphismes un peu moins fin, peu de différence se font ressentir.
  • Il y a eu Grandia 2 [DC/PC] puis Grandia 3 [PS2/3] et enfin Grandia Xtrem [PC]. On a même eu le droit à un Grandia Online ... La saga a eu un gros succès au Japon, expliquant ces suites.
  • 2 spin offs sont sortis au Japon, Grandia Digital Museum, sur Saturn, une compilation de mini-jeux, artwork le tout prenant place après Grandia et Grandia Parallel Trippers sur GameBoy Color, une aventure dans une dimension parallèle à Grandia.
  • Grandia est sorti chez nous dans différentes versions, en anglais mais aussi en français [sous titré c'est déjà pas mal].
  • La publicité japonaise pour la sortie de la version PlayStation utilise une chanson de L'Arc En Ciel :

Conclusion :

Grandia est grand jeu, malheureusement un peu dans l'ombre de Square Soft et de Final Fantasy, pourtant chaque morceau de Grandia vaut bien un morceau de Final Fantasy. Il serait dommage de passer à côté d'un titre aussi profond qu'attachant, aussi grandiose que magique. J'irai même jusqu'à dire qu'à choisir, s'il n'en fallait qu'un ... non, il les faut tous ^^

Lenny

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